Janry – Fines bulles http://bd.paris-unplugged.fr Histoires de cases Sun, 14 Jun 2015 07:26:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.19 Machine qui rêve (1998) http://bd.paris-unplugged.fr/machine-qui-reve/ http://bd.paris-unplugged.fr/machine-qui-reve/#respond Sat, 06 Jun 2015 08:08:31 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=307 Spirou et Fantasio – Machine qui rêve Seccotine parvient à convaincre Spirou de se porter cobaye humain volontaire pour infiltrer un laboratoire sur lequel planne des soupcons d’opérations illégalles. Au cours de sa visite, ce dernier découvre une endroit secret puis ce sera le trou noir. Spirou se réveillera à demi amnésique sur une autoroute en […]

Cet article Machine qui rêve (1998) est apparu en premier sur Fines bulles.

]]>
Machine qui rêve Machine qui rêve Machine qui rêve

Spirou et Fantasio – Machine qui rêve

Seccotine parvient à convaincre Spirou de se porter cobaye humain volontaire pour infiltrer un laboratoire sur lequel planne des soupcons d’opérations illégalles. Au cours de sa visite, ce dernier découvre une endroit secret puis ce sera le trou noir. Spirou se réveillera à demi amnésique sur une autoroute en construction. Pour une raison qu’il ignore, il sera traqué sans merci par une équipe de tueurs bien décidés à le stopper.

Attention rupture ! Combien de fans de Spirou ont été décontenancé en découvrant cet album ! Tome et Janry, aux commandes du personnage depuis 1983, prenaient ici un virage à 90 degrés. Le risque était considérable. Les deux auteurs en ont été pour leur frais. « Machine qui rêve » marquera la fin de la période Tome et Janry sur le personnage.

Le ton est donné des les premières planches. L’album s’ouvre sur une scène de film dont l’atmosphère anxiogène préconise ce qui arrivera aux héros quelques pages plus tard. En choisissant de peindre les bordures de cases en noir, les auteurs enfoncent le clou. Spirou est passé à l’ère du thriller.  En plongeant Spirou dans un graphisme noir et réaliste, Philippe Tome se rapproche de l’univers de Soda, série sur laquelle il travaillait avec Bruno Gazotti.

Cette métamorphose visuelle va de pair avec une nouvelle maturité. Dans une sorte de clin d’oeil au lecteur nos héros insistent de manière un peu vaines sur les questions qui vont avec.
Seccotine exige désormais qu’on l’appelle Sophie, tandis que Spirou et Fantasio s’interrogent sur les conditions d’une vie sans prénom.
Difficile d’accès, cet album est aussi déroutant que passionnant. Tome et Janry brouillent les pistes visuelles et narratives. Le scénario très SF évoque Blade Runner où l’univers de K Dick. Simple au premier abord, l’histoire recèle des ficelles qui méritent une deuxième lecture.
Quoiqu’en disent les nombreux détracteurs, le côté adulte de « Machine qui rêve » en fait à mes yeux, un album majeur, nécessaire.
L’aventure connaîtra l’embryon d’une suite à travers un « Spirou à Cuba » dans lequel apparaissait Zorglub. Hélas seules les dix premières planches seront réalisées. Les mauvaises critiques et le peu de succès en librairie du précédent opus eurent raison du projet.
Tome et Janry se focaliseront ensuite sur le « Petit Spirou » qu’ils avaient crées et qui connaissait alors un succès grandissant.
Le grand Spirou connaitra par la suite une longue période d’interruption avant que Morvan et Munuera ne reprennent le flambeau en 2004.

Pour les curieux, les planches de « Spirou à Cuba » furent publiées dans le Journal de Spirou n 3839 du 09/11/2001.

Machine qui rêve – Spirou et Fantasio ©Tome et Janry – Editions Dupuis 1998
  • Machine qui rêve
  • Machine qui rêve
  • Machine qui rêve

Cet article Machine qui rêve (1998) est apparu en premier sur Fines bulles.

]]>
http://bd.paris-unplugged.fr/machine-qui-reve/feed/ 0
Virus (1983) http://bd.paris-unplugged.fr/virus-1983/ http://bd.paris-unplugged.fr/virus-1983/#respond Fri, 05 Jun 2015 06:42:04 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=252 Spirou et Fantasio – Virus Au cours d’un reportage sur les quais, Fantasio tombe nez a nez avec John Hélena (voir le Repaire de la Murène). Celui ci fiévreux, explique au reporter qu’il est tombé malade suite a une expérience épidémiologique qui a mal tourné dans la station Isola Red au Pole Sud. Transporté chez […]

Cet article Virus (1983) est apparu en premier sur Fines bulles.

]]>
Virus Virus Virus

Spirou et Fantasio – Virus

Au cours d’un reportage sur les quais, Fantasio tombe nez a nez avec John Hélena (voir le Repaire de la Murène). Celui ci fiévreux, explique au reporter qu’il est tombé malade suite a une expérience épidémiologique qui a mal tourné dans la station Isola Red au Pole Sud.
Transporté chez Champignac, le vieux savant met au point un remède qui ne peut être efficace qu’a condition d’être mélangé à un ingrédient que l’on ne trouve que sur place. Spirou et Fantasio se rendront sur place pour sauver Helena et le reste de l’expédition.

« Virus » est le premier album de Spirou signé Tome et Janry. Au début des années 80, la maison Dupuis cherchait à donner un second souffle aux personnages. Après un passage éclair sans grand succès entre les mains de Nic Broca et du prolifique Raoul Cauvin, force fut de constater que la série méritait un sérieux coup de jeune.

En 1981, le destin de la license connu une courte période de flottement.
Tome et Janry tenteront leur chance en envoyant au journal « La voix sans Maître », une histoire courte qui fut très remarquée. Au même moment, le Spirou de Jijé renaissait sous la plume rétro d’Yves Chaland.
Après la parution de plusieurs historiettes, Tome et Janry signeront un contrat pour la reprise officielle du personnage.
Virus sera donc leur premier long récit publié entre les numéros 2305 et 2321 du journal de Spirou en 1982. Au fil des albums, les deux auteurs seront vraiment à la source de la resurrection du personnage qu’il animeront jusqu’en 1998.

Tome assure le scénario et les premiers crayonnés tandis que son compère se charge du dessin définitif.
A première lecture, « Virus » vibre comme un hommage à la patte graphique de Franquin. Les personnages reviennent à leurs fondamentaux. Fantasio se remet au reportage et le comte de Champignac fait son grand retour. Modernité oblige, le scénario et la mise en scène s’inscrivent dans une tendance plus cinématographique qui se confirma au cours des années suivantes. Une fois l’album ouvert les premières planches et le « cul de lampe » sur la page de garde mettent tout de suite le lecteur dans l’ambiance.
Cette histoire est menée tambour battant comme une course poursuite dans les décors de l’Antarctique. Peut-on y voir l’inspiration de Carpenter dont le film « La chose » sorti la même année, donnait la part belle au Pôle Sud ? La mise en scène est efficace même si l’on sent parfois quelques hésitations bien naturelles dans le cadre d’une telle reprise.
On regrettera parfois la trop petite taille de certaines cases. L’histoire et les décors que l’on nous proposent auraient peut être mérité de plus amples cadres.
Le Marsupilami, dont Franquin s’était gardé les droits, fait une courte apparition le temps d’une case sous forme… d’une peluche.

Globalement, on prendra beaucoup de plaisir à redécouvrir « Virus ». Tome et Janry réussissent la belle prouesse de respecter l’héritage de leurs ainés en encrant le personnage dans une grande modernité de style.

Virus – Spirou et Fantasio – Editions Dupuis 1983 
  • Virus
  • Virus

Cet article Virus (1983) est apparu en premier sur Fines bulles.

]]>
http://bd.paris-unplugged.fr/virus-1983/feed/ 0