Dupuis – Fines bulles http://bd.paris-unplugged.fr Histoires de cases Thu, 30 May 2019 16:49:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.4.19 Billy the Kid (1960) http://bd.paris-unplugged.fr/billy-the-kid/ http://bd.paris-unplugged.fr/billy-the-kid/#respond Thu, 06 Aug 2015 22:55:52 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=487   Lucky Luke – Billy the Kid Le 20e album de Lucky Luke met en scène l’affreux Billy the Kid, personnage phare de la légende de l’Ouest. Prenant de jouissives libertés avec la réalité historique, Goscinny nous dresse un portrait aussi irrésistible que caricatural de l’adolescence. Le desperado se retrouve réduit à un préadolescent colérique […]

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Lucky Luke – Billy the Kid

Le 20e album de Lucky Luke met en scène l’affreux Billy the Kid, personnage phare de la légende de l’Ouest.
Prenant de jouissives libertés avec la réalité historique, Goscinny nous dresse un portrait aussi irrésistible que caricatural de l’adolescence. Le desperado se retrouve réduit à un préadolescent colérique et capricieux, dont la réputation dépasse toutefois la frontière du Nouveau Mexique.
L’histoire commence tandis que Billy a mis la ville de Fort Weakly (on appréciera le jeu de mot) en coupe réglée. Terrifiés, les habitants sont contraints de se soumettre à tous ses caprices pour espérer survivre ou du moins espérer avoir la paix.
En arrivant en ville, Lucky Luke s’étonnera du calme inhabituel qui règne en ces lieux. Pour cause, les habitants terrifiés se terrent pour échapper aux fantaisies du gamin. Billy fait régner sa loi, celle d’un insupportable sale gosse.
Engagé comme adjoint du shérif, notre cowboy tentera d’arrêter le petit desperado, mais se heurtera très vite aux réalités de la poltronnerie générale. Personne ne veut prendre le risque de s’attirer les foudres de l’affreux Jojo. Impossible de trouver un témoin à charge, le procès n’aura donc pas lieu. Billy sera remis en liberté avec les excuses du juge…
Lucky Luke n’a plus qu’une solution. Piéger son adversaire par orgueil en se montrant encore pire que lui…

Une fois de plus, le verdict de Goscinny est sans appel. La description de la lâcheté humaine atteint ici son paroxysme. Aucun personnage ne semble pouvoir rattraper son voisin. Le scénariste enfonce le clou à un point tel qu’arrivé au deux tiers de l’album, le lecteur peut s’interroger sur l’issue d’une affaire qui semble n’en laisser aucune.
Pour l’anecdote, la première version de la première page de l’album montrant Billy tétant son pistolet au berceau sera censurée durant de nombreuses années. Ce type de réaction de la part de Dupuis, trop fréquentes au goût de Morris, poussera l’auteur à passer chez Dargaud en 1968.

Dans les faits, la réalité était un peu différente. Rien ne prédestinait Henry Mc Carthy, né en 1859, à devenir William H Bonney, puis Billy the Kid. Cet enfant élevé par une femme seule, reçu au départ une éducation soignée. Supportant mal le décès de sa mère l’année de ses quatorze ans, il tombera peu à peu dans la petite délinquance avant de commettre son premier meurtre à 18 ans. Suivront deux ans au cours desquels le jeune homme sera tiraillé entre colère, quête d’un père et rédemption. L’Histoire raconte qu’il sera abattu en 1881 par Pat Garrett, son ancien compagnon devenu Shérif. Toutefois de nombreux doutes planent encore sur les conditions réelles de sa mort.

Lien Izneo http://www.izneo.com/albums/lucky-luke/BILLY-THE-KID-Tome20-A5409

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Les cousins Daltons (1957) http://bd.paris-unplugged.fr/les-cousins-daltons/ http://bd.paris-unplugged.fr/les-cousins-daltons/#respond Sat, 06 Jun 2015 21:35:23 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=391   Lucky Luke – Les cousins Dalton Les Cousins Dalton furent publiés par épisodes dans le journal de Spirou en 1957. Il s’agit de la première apparition de ces personnages présentés comme les cousins maladroits des authentiques frères Dalton mis en scène dans l’album « Hors la Loi » quelques années plus tôt. L’histoire est assez simple. Les copies […]

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Lucky Luke – Les cousins Dalton

Les Cousins Dalton furent publiés par épisodes dans le journal de Spirou en 1957. Il s’agit de la première apparition de ces personnages présentés comme les cousins maladroits des authentiques frères Dalton mis en scène dans l’album « Hors la Loi » quelques années plus tôt. L’histoire est assez simple. Les copies veulent se faire un prénom en se débarassant de Lucky Luke responsable de la mort de leurs cousins. La tâche ne sera pas aisée, tant le quatuor se montrera maladroit.

René Goscinny signe le scénario, mais ne sera pas crédité sur les premières version de l’album. Le dessin, nerveux, semble jeté quasiment directement sur le papier. Morris n’a pas encore atteint la virtuosité graphique qui sera la sienne 10 ans plus tard. L’approximation de certains détails nous en disent long sur la cadence de travail que l’on devine derrière la publication hebdomadaire, mais qu’importe… La dynamique de l’ensemble est superbe !
Morris était connu pour crayonner peu et dessiner très vite. Sa méthode suscitait entre autre l’admiration de son camarade Franquin.
Le Lucky Luke de cette époque est déjà un théâtre d’ombres et d’atmosphère. Les codes visuels du Western sont très présents. Les contre jours et les silhouettes donnent une dimension toute cinématographique au récit.
On comprend ainsi mieux le recours à ces aplats de couleurs unies appliquées aux personnages qui marqueront la suite de son oeuvre. L’album a recours à ce procédé de facon ponctuelle. La seule couleur utilisée à cet effet reste le gris.
On notera aussi quelques trouvailles de mise en scène fort novatrices pour l’époque.
À la page 27, les titres de journaux en surimpression des chevaux galopant fait sensation, au même titre que l’empilement des dialogues entre William et Averell prisonniers, menaçant Luke des pires horreurs.

Sur un plan scénaristique, la fin de l’album est nettement plus inspirée et libre que le début un peu engoncé dans les stéréotypes. L’histoire prend une réelle dimension des l’instant ou les frères se séparent pour capturer Lucky Luke. La scène ou Jack terrorise la ville depuis sa chambre d’hôtel est magistrale. Celle de la capture de Joe répond directement à celle de Bob Dalton dans « Hors la Loi ».

La volonté de Goscinny d’apporter à Lucky Luke tout un lot de méchants rigolos prend tout son sens.
« Les Cousins Daltons » s’inscrivent dans cette tradition. Ces personnages feront un tabac tel, que le public les redemandera tous les deux ou trois albums.
Joe mis à part, leurs caractères ne sont pas encore affirmé. Averell ne semble ni plus goinfre ni plus bête que ses frères. William et Jack possèdent encore une individualité propre qui friserait l’indépendance.
Une petite incohérence nous indique que leurs noms sont parfois encore confondus. William, le petit et Jack, le grand, échangent leurs rôles à la fin de l’album (à partir de la page 34).
À en croire Lucky Luke, Averell serait l’aîné des quatres… « Où sont tes petits frères ? » lui demande t’il après sa capture. L’album Ma Dalton en 1971 nous démontrera l’inverse.
Enfin la dernière case de l’album esquisse la direction que prendront les personnages. Tandis que ses frères se rejettent la responsabilité de leur capture, Averell demande pour la première fois: « Quand est ce qu’on mange? ».

Lucky Luke – Les Cousins Dalton ©Morris Goscinny Editions Dupuis
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Puppet blues (1997) http://bd.paris-unplugged.fr/puppet-blues-1997/ http://bd.paris-unplugged.fr/puppet-blues-1997/#respond Sat, 06 Jun 2015 12:59:04 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=112   Les Tuniques Bleues – Puppet Blues Afin d’assurer la promotion de la guerre et inciter les vocations, l’Etat Major Nordiste envoie le photographe Sutton en première ligne avec une mission précise: ramener des clichés vivants et flatteurs de la vie du front et des combats. Le 22e de cavalerie sera mis à contribution afin […]

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Les Tuniques Bleues – Puppet Blues

Afin d’assurer la promotion de la guerre et inciter les vocations, l’Etat Major Nordiste envoie le photographe Sutton en première ligne avec une mission précise: ramener des clichés vivants et flatteurs de la vie du front et des combats. Le 22e de cavalerie sera mis à contribution afin d’assurer des reconstitutions aussi aussi grotesques que mensongères.

Paru en 1997, « Puppet Blues » est le 39e album des « Tuniques Bleues ». Le scénario est particulièrement intéressant à plus d’un titre.
Tout d’abord, l’album nous éclaire sur le stade auquel se trouvait la toute jeune photographie au cours des années 1860. Les clichés nécessitaient de longs temps de pause, interdisant toute capture du mouvement pris à la volée. Le résultat était souvent fort académique ou figé. Sutton, un photographe engagé par l’armée est chargé de redonner de la vie aux images militaires. Les limites de la photographie d’époque lui imposera d’imaginer des systèmes à base de cordes et de poulies, afin de maintenir chevaux et cavaliers dans d’héroïques position des charges. Le procédé, aussi complexe qu’approximatif, ne fera pas illusion. Les ficelles seront visibles au propre comme au figuré.

La guerre est un monstre que l’on ne nourrit jamais assez. L’album, à l’image de la série pointe du doigt l’imbécilité et la malhonnêté d’un Etat Major planqué, glorifiant les atrocités quotidiennes afin d’encourager les recrutements. Ce type de propagande, apparu des les premières étapes de la photo, fut hélas très en vogue jusqu’à assez tard.
Enfin, les notions d’obéïssance, de soumission aux ordres, et d’individualisme professionnel restent très présents dans cette histoire. La description du personnage de Sutton nous dévoile une facette peu recommandable de la nature humaine. Doux et affable au début, le photographe se transforme au fil des pages en un dictateur imbu et arrogant. Il s’agit à l’évidence d’une caricature de ces personnalités qui, soumise à une autorité qui les dépasse, développent un excessif sens du devoir. Ceux là même que les honneurs et la flatterie conduisent aux pires extrémités.
Ainsi les « Puppets » de l’album ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Si Chesterfield joue ce jeu imbécile, Blutch tentera de faire échouer l’entreprise, avec la complicité inattendue du général Alexander, qui ne manquera pas de se protéger au passage.
Nous ajouterons pour conclure, une mention spéciale au travail de Lambil, dont les merveilleux lavis reproduisent à merveille l’esprit des clichés de Sutton.

Puppet Blues – © Lambil/Cauvin – Editons Dupuis 1997
 
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Pauvre Lampil http://bd.paris-unplugged.fr/pauvre-lampil-2/ http://bd.paris-unplugged.fr/pauvre-lampil-2/#respond Sat, 06 Jun 2015 09:15:29 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=331 Pauvre Lampil « Pauvre Lampil » compte 7 albums parus entre 1977 et 1995. La série décrit avec humour les rapports houleux entre un dessinateur râleur et un scénariste suffisant. Les deux personnages sont représentés sous les traits de Lambil et Cauvin, le duo star des Tuniques Bleues. En 1973, le rédacteur en chef de Spirou et […]

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Pauvre Lampil

« Pauvre Lampil » compte 7 albums parus entre 1977 et 1995. La série décrit avec humour les rapports houleux entre un dessinateur râleur et un scénariste suffisant. Les deux personnages sont représentés sous les traits de Lambil et Cauvin, le duo star des Tuniques Bleues.

En 1973, le rédacteur en chef de Spirou et spécialiste de la bande dessinée Thierry Martens propose à Dupuis d’organiser une rubrique « Carte Blanche » dans les pages du journal. Le principe consistait à offrir une plage de liberté aux auteurs chevronnés, ainsi qu’à de nouveaux venus libres d’y exprimer leur talent. Malgré la réticence de l’éditeur, l’opération fut un succès.
De nombreux auteurs se prêtèrent à l’exercice avec malice. En proposant « Pauvre Lampil », Lambil et Cauvin se hissèrent en tête du célèbre référendum des lecteurs qui faisait autorité à l’époque. La série sortit ainsi de son cadre exceptionnel pour commencer une publication régulière dès 1974.
Dupuis restait frileux, redoutant que le temps consacré à cette « pochade » n’empiètent sur les Tuniques Bleues dont les ventes commençaient à s’envoler.
Un premier recueil paru en 1977, suivi par un second l’année suivante. Toutefois, le succès croissant de leur série vedette raréfièrent progressivement la présence de Pauvre Lampil jusqu’en 1995 année de la parution du septième et dernier album.

Cauvin se positionnait comme le clown blanc du duo, manipulant un Lambil caractériel et hypocondriaque. Si le scénariste affirme avoir puisé son inspiration dans leur quotidien professionnel, Lambil prendra plus de distance avec son personnage qu’il qualifie lui même « d’artiste raté ».
Reflet d’un malaise selon Lambil, la série fut source d’une brouille entre les deux hommes qui durera de nombreuses années. L’un reprochant à l’autre d’y régler ses comptes. Le dessinateur se débarrassera par la suite de tout ce qui pourrait lui rappeler ce qu’il considère comme un échec professionnel pour lequel « il ne fait aucun effort ».
Quant au nom de Lampil, il vient d’une faute commise par Cauvin à l’occasion de sa première rencontre avec son acolyte.

Quoiqu’il en soit, une intégrale parue en 2011 nous rappelle que, malgré son échec commercial et les affres de sa création, « Pauvre Lampil » reste un petit bijou d’humour et d’efficacité.

Pauvre Lampil – ©Willy Lambil – Raoul Cauvin – Editions Dupuis
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Machine qui rêve (1998) http://bd.paris-unplugged.fr/machine-qui-reve/ http://bd.paris-unplugged.fr/machine-qui-reve/#respond Sat, 06 Jun 2015 08:08:31 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=307 Spirou et Fantasio – Machine qui rêve Seccotine parvient à convaincre Spirou de se porter cobaye humain volontaire pour infiltrer un laboratoire sur lequel planne des soupcons d’opérations illégalles. Au cours de sa visite, ce dernier découvre une endroit secret puis ce sera le trou noir. Spirou se réveillera à demi amnésique sur une autoroute en […]

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Spirou et Fantasio – Machine qui rêve

Seccotine parvient à convaincre Spirou de se porter cobaye humain volontaire pour infiltrer un laboratoire sur lequel planne des soupcons d’opérations illégalles. Au cours de sa visite, ce dernier découvre une endroit secret puis ce sera le trou noir. Spirou se réveillera à demi amnésique sur une autoroute en construction. Pour une raison qu’il ignore, il sera traqué sans merci par une équipe de tueurs bien décidés à le stopper.

Attention rupture ! Combien de fans de Spirou ont été décontenancé en découvrant cet album ! Tome et Janry, aux commandes du personnage depuis 1983, prenaient ici un virage à 90 degrés. Le risque était considérable. Les deux auteurs en ont été pour leur frais. « Machine qui rêve » marquera la fin de la période Tome et Janry sur le personnage.

Le ton est donné des les premières planches. L’album s’ouvre sur une scène de film dont l’atmosphère anxiogène préconise ce qui arrivera aux héros quelques pages plus tard. En choisissant de peindre les bordures de cases en noir, les auteurs enfoncent le clou. Spirou est passé à l’ère du thriller.  En plongeant Spirou dans un graphisme noir et réaliste, Philippe Tome se rapproche de l’univers de Soda, série sur laquelle il travaillait avec Bruno Gazotti.

Cette métamorphose visuelle va de pair avec une nouvelle maturité. Dans une sorte de clin d’oeil au lecteur nos héros insistent de manière un peu vaines sur les questions qui vont avec.
Seccotine exige désormais qu’on l’appelle Sophie, tandis que Spirou et Fantasio s’interrogent sur les conditions d’une vie sans prénom.
Difficile d’accès, cet album est aussi déroutant que passionnant. Tome et Janry brouillent les pistes visuelles et narratives. Le scénario très SF évoque Blade Runner où l’univers de K Dick. Simple au premier abord, l’histoire recèle des ficelles qui méritent une deuxième lecture.
Quoiqu’en disent les nombreux détracteurs, le côté adulte de « Machine qui rêve » en fait à mes yeux, un album majeur, nécessaire.
L’aventure connaîtra l’embryon d’une suite à travers un « Spirou à Cuba » dans lequel apparaissait Zorglub. Hélas seules les dix premières planches seront réalisées. Les mauvaises critiques et le peu de succès en librairie du précédent opus eurent raison du projet.
Tome et Janry se focaliseront ensuite sur le « Petit Spirou » qu’ils avaient crées et qui connaissait alors un succès grandissant.
Le grand Spirou connaitra par la suite une longue période d’interruption avant que Morvan et Munuera ne reprennent le flambeau en 2004.

Pour les curieux, les planches de « Spirou à Cuba » furent publiées dans le Journal de Spirou n 3839 du 09/11/2001.

Machine qui rêve – Spirou et Fantasio ©Tome et Janry – Editions Dupuis 1998
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Bull Run (1987) http://bd.paris-unplugged.fr/bull-run/ http://bd.paris-unplugged.fr/bull-run/#respond Fri, 05 Jun 2015 16:07:04 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=291   Les Tuniques Bleues – Bull Run Paru en octobre 1987, Bull Run retrace l’épisode tragique de la bataille du même nom au cours de laquelle le Sud infligea par surprise une cuisante défaite au Nord. Une fois de plus, les aberrations de la guerre sont pointées du doigt à travers la peinture de Yankees […]

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Les Tuniques Bleues – Bull Run

Paru en octobre 1987, Bull Run retrace l’épisode tragique de la bataille du même nom au cours de laquelle le Sud infligea par surprise une cuisante défaite au Nord.

Une fois de plus, les aberrations de la guerre sont pointées du doigt à travers la peinture de Yankees arrogants au point de faire venir leur famille assister à leur victoire sur le champs de bataille.
Dans son livre d’entretien paru en 2003, Lambil citera toujours cet album comme le symbole de son apogée artistique. Il déplorera par la suite ne jamais avoir retrouvé la virtuosité graphique qu’il possédait à cette période. Ces propos n’engagent que leur auteur et l’examen des albums suivants pourra nous laisser penser que ce dernier n’a jamais perdu la main.
Toutefois Bull Run reste d’une évidente complexité visuelle, ne serait-ce que par le nombre d’intervenants présents dans chaque case. La retranscription des scènes de foule civile et militaires sont d’une incroyable richesse. Malgré cela, l’album semble avoir été réalisé dans des délais comparables aux précédents (à en croire les dates de dépots légaux).
Le scénario et les dialogues sont parmi les plus drôles de la série. La mécanique du duo antagoniste Blutch/Chesterfield fait des étincelles. Mention spéciale pour Blutch, qui, le temps de quelques planches retrouvera son ancien métier en se portant volontaire pour servir des rafraichissements au public durant la bataille. Son bonheur fait réellement plaisir à voir. C’est le coeur pincé, que l’on assistera à sa récupération par Chesterfield à l’issue d’une permission bien méritée.

Bull Run est donc une véritable réussite, un album majeur de la collection. Il serait d’ailleurs temps que médias et presse spécialisée rendent à Lambil la considération qu’il mérite à travers sa participation à cette oeuvre de divertissement colossale que représente Les Tuniques Bleues.

Bull Run – Lambil/Cauvin – Editions Dupuis 1987
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Le repaire de la Murène (1954) http://bd.paris-unplugged.fr/le-repaire-de-la-murene-1954/ http://bd.paris-unplugged.fr/le-repaire-de-la-murene-1954/#respond Fri, 05 Jun 2015 07:00:23 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=260 Spirou et Fantasio – Le repaire de la murène A l’occasion d’un concours, Spirou propose à Champignac de mettre au point un scaphandre léger capable de descendre à plus de 200 mètres de fond. Tandis que leur construction avance, nos héros sont victimes d’une série de curieux attentats. Paru dans le journal de Spirou en […]

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Spirou et Fantasio – Le repaire de la murène

A l’occasion d’un concours, Spirou propose à Champignac de mettre au point un scaphandre léger capable de descendre à plus de 200 mètres de fond. Tandis que leur construction avance, nos héros sont victimes d’une série de curieux attentats.

Paru dans le journal de Spirou en 1954, « Le Repaire de la Murène » marque un tournant dans la série. La conception de cette histoire policière imposera à Franquin d’effectuer pour la première fois un travail préparatoire sous forme de notes préalables au récit. Si ses dessins faisaient toujours l’objet de centaines de brouillons, les scénarios des premiers Spirous laissaient souvent la part belle à l’improvisation.

A cette période, Franquin se passionne pour l’exploration sous marine, très en vogue depuis les premières expéditions Cousteau. L’auteur s’inspirera d’ailleurs du scaphandre Cousteau-Gagnan pour concevoir ceux de l’album. Loin de celui du professeur Tournesol, le sous marin individuel de Champignac aura été imaginé d’après ses lectures de l’époque. Quant au bateau le « Discret » Franquin aura recours à une maquette achetée en bas de chez lui et qu’il garda des années durant.

Eternel insatisfait, Franquin était d’une exigence rare vis à vis de lui même. Bien souvent il avait confié combien il n’aimait pas ses premiers Spirous. De son propre aveu, la couverture de « La Murène » lui déplaisait moins que les précédentes.
Graphiquement on retiendra aussi la belle retranscription des atmosphères anxiogène du vide des grands fonds
L’album inaugure quelques nouveautés. La présentation et le titre de la série sont standardisés et numérotés pour la première fois. L’appellation « en Cambrousse » est ajoutée au nom du village de « Champignac », afin de donner un côté campagne qui faciliterait l’identification des lecteurs Français au même titre que les Belges.
Enfin l’album nous permet aussi d’en savoir plus sur les qualités du Marsupilami que l’on découvre amphibie.

Quant à John Helena, le lecteur aura l’occasion de le retrouver dans Spirou et les Hommes Bulles, ainsi que dans Virus (voir), sous la plume de Tome et Janry.

Le repaire de la murène – Spirou et Fantasio – Franquin – Editions Dupuis
 
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L’évasion des Daltons (1960) http://bd.paris-unplugged.fr/levasion-des-daltons/ http://bd.paris-unplugged.fr/levasion-des-daltons/#respond Wed, 03 Jun 2015 07:42:34 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=232   L’évasion des Daltons – Lucky Luke Après les « Cousins Daltons », « L’Evasion des Daltons » est la seconde histoire de Morris et Goscinny mettant en scène le célèbre quatuor de bandits. Les caractères s’affirment au fil de cet album de transition. La méchanceté des premières pages laisse peu à peu place à la bêtise légendaire de nos […]

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L’évasion des Daltons – Lucky Luke

Après les « Cousins Daltons », « L’Evasion des Daltons » est la seconde histoire de Morris et Goscinny mettant en scène le célèbre quatuor de bandits.

Les caractères s’affirment au fil de cet album de transition. La méchanceté des premières pages laisse peu à peu place à la bêtise légendaire de nos amis. A ce stade de leur carrière, on notera que la motivation principale des Daltons reste le règne la terreur autour de leur noms.
Joe effectue ses premières crises d’hystérie, Jack et William restent encore relativement consistants, mais Averell n’est pas encore tout à fait affligé du degré de stupidité totale auquel le lecteur sera habitué. Ses premières pulsions de goinfrerie verront aussi le jour à cette occasion.

Si Morris n’a pas encore atteint le sommet graphique de sa carrière, le dessin toujours efficace trahit une grande liberté de création de la part d’un homme capable de dessiner quasi directement à l’encre. Les codes du western sont toujours bien respectés, en particulier grâce à de nombreux clairs obscurs et ombres chinoises. On notera que le recours au aplats de couleurs qui marqueront la suite de la série, sont encore peu utilisées à cette période.

Enfin sous un pretexte de pur divertissement, « L’Evasion des Daltons », permet à Goscinny de dresser un portrait peu flatteur de la nature humaine à travers la peinture des habitants de Bashful City. Quand la revanche des lâchetés individuelles s’exprime à travers des mouvements de foule rageurs, le résultat est bien souvent pathétique.
Quelques détails ici et là appuient cette hypothèse, tel le nom de « Fort Coward » à la fin de l’album ou la pancarte à l’entrée de Bashful City (Timide Ville), ville des « Courageux Pionniers ».

L’évasion des Daltons – Morris/ Goscinny – Editions Dupuis
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QRN sur Bretzelburg (1966) http://bd.paris-unplugged.fr/qrn-sur-bretzelburg-1966/ http://bd.paris-unplugged.fr/qrn-sur-bretzelburg-1966/#respond Wed, 03 Jun 2015 07:26:53 +0000 http://bd.paris-unplugged.fr/?p=226 QRN sur Bretzelburg – Spirou et Fantasio L’histoire fut publié dans le journal de Spirou entre 1961 et 1963 sous le titre « QRM sur Bretzelburg », puis en album sous son titre final en 1966. Le Marsupilami avale par erreur un petit transistor radio appartenant à Fantasio. Ce dernier atterrit dans son nez sans pouvoir s’éteindre. […]

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QRN sur Bretzelburg – Spirou et Fantasio

L’histoire fut publié dans le journal de Spirou entre 1961 et 1963 sous le titre « QRM sur Bretzelburg », puis en album sous son titre final en 1966.

Le Marsupilami avale par erreur un petit transistor radio appartenant à Fantasio. Ce dernier atterrit dans son nez sans pouvoir s’éteindre. Après s’être assommé lui même pour casser l’appareil, celui ci se met à émettre des parasites qui attirent Marcellin Switch, un radio amateur voisin. Ce dernier est en rapport permanent avec le Roi du Bretzelburg, prisonnier par ses généraux en son propre Palais qui ne parvient à communiquer que via la voie des ondes. Après l’enlèvement par erreur de Fantasio par des ennemis du régime, Spirou et Switch partiront à sa rescousse.

« QRN aie aie aie…. » C’est par ces quelques mots que Franquin entama le sujet au cours de ses entretiens avec Numa Sadoul en 1985. Cet album, au demeurant fort sympathique, fut accouché dans la douleur.
En premier lieu, le scénario ne l’inspirait guère. Premier blocage après l’instant ou le Marsupilami se retrouve un transistor coincé dans le nez. Franquin avait prévu de faire intervenir Zorglub, mais Dupuis, mécontent des deux albums précédents n’en voulut pas.
L’auteur dut donc changer son fusil d’épaule. Le prolifique Greg fut appelé à la rescousse. Ce dernier avait déjà contribué aux deux « Zorglub », ainsi qu’au « Prisonnier du Bouddah ». Ce fut lui qui imagina l’histoire de ce petit roi prisonnier en son Palais et ne pouvant communiquer que par radio.
Malgré le renfort, les ennuis ne s’arrêtent pas là. Franquin, lassé par le personnage de Spirou fut, de son propre aveu, confronté à de nombreux problèmes de dessin. L’intérieur du Palais semblait, entre autres, lui poser d’incommensurables problèmes. Le dessin nerveux des vingts premières planches trahit son degré d’épuisement.
Pour parachever l’ensemble, cette suite de blocages entrainèrent une déprime par dessus laquelle se greffa une hépatite virale qui le cloua au lit de nombreux mois.
Résultat, Franquin, fut contraint d’interrompre la publication de QRN à la Page 27 durant plus d’un an. Pendant ce temps, il continua néanmoins de faire du Gaston, son bébé à lui.

Une fois l’orage passé, Franquin reprit « QRN » sur un mode plus léger. Il acheva l’histoire on sans un certain plaisir. Visuellement, on constatera que l’intérieur du Palais s’en ressent.
A la parution de l’album, un certain nombre de personnes évoquèrent un parallèle entre les tortures crispantes du professeur Kilikil et l’agacement de l’auteur vis à vis de Spirou.
Franquin jura pourtant qu’il n’en était rien.

Enfin, la version publiée dans Spirou fut nettement plus longue que celle de l’album, ramené à 62 pages par les impératifs de la publication. Cette refonte ne fut pas sans conséquence. La suppression d’une scène de torture sur Fantasio, entraîna la suppression d’une bande de case qui décala l’ensemble de la mise en page. Le suspens de fin de page se retrouva donc au milieu sur les 32 planches suivantes.

QRN sera l’avant dernier album de Franquin sur Spirou. Le suivant « Panade à Champignac », signera la fin du Spirou de Franquin.

QRN sur Bretzelburg – Franquin – Editions Dupuis
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